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3 juillet 2017

Accompagnement en design énergétique – 6 nouveaux exemples

Accompagnement, coaching… Ces mots sont aujourd’hui tellement utilisés que lorsque je parle d’un « accompagnement en design énergétique », il est bien normal de se demander ce qui se cache derrière…

Je vous ai déjà proposé dans un article précédent 6 exemples d’accompagnements spécifiquement tirés du domaine du bâtiment (au sens large !). Aujourd’hui, je vous propose 6 nouveaux exemples, que je tire cette fois d’expériences dans des industries variées. Là encore, bien que je ne cite pas explicitement les personnages de ces situations, ils sont tous bien réels.

Comme vous pourrez le constater, la variété est au rendez-vous, et les questions énergétiques se nichent parfois à des endroits bien inattendus !

Accompagnement en design énergétique : cas n°1

Allo Pascal ? Je gère un établissement de santé, avec beaucoup de public qui entre et sort. J’ai régulièrement des plaintes des assistantes qui assurent l’accueil parce qu’elles me disent avoir froid. Je ne peux rien faire : elles doivent porter l’habit règlementaire, je ne peux pas changer les températures des locaux… Il n’y a pas d’espoir ? 

Bien sûr qu’il y a de l’espoir ! Nous passerons sur les solutions qui n’en sont pas vraiment. Parmi elles, celle qui consiste à tolérer que les pauvres assistances ramènent leur « soufflant » électrique pour le planquer sous la banque d’accueil. Pourquoi les blâmer ? Elles ont froid, bien obligées de se débrouiller…

Mais on peut faire beaucoup plus élégant. Vous ai-je dit qu’il y a 6 paramètres au confort thermique humain ? Parmi ces 6 paramètres, l’habillement en est un dont on a vite tendance à oublier l’importance. Oui, mais dans un tel contexte ? Dans un établissement de santé, on ne s’habille pas comme on veut !

Et bien il y a deux possibilités, qui dans ce cas précis, ont été toutes les deux utilisées.

La première, c’est le recours aux sous-vêtements. Il est bien rare que les uniformes vous interdisent de porter un legging ou un collant technique. Ceux-ci permettent d’augmenter notablement l’isolation des jambes. Ainsi, on réduit le déficit thermique, pour une meilleure sensation globale.

La deuxième porte encore sur les jambes, invisibles sous la banque d’accueil. C’est le plaid. Vous savez, la petite couverture en laine polaire. Extrèmement efficace.

Dans une autre situation réelle, c’est une troisième variante, remarquable, qui a été utilisée : un jupon en laine polaire ! Quasiment invisible, très chaud… et qui faisait la fierté de l’infirmière qui m’a parlé de son astuce ! Ne me demandez pas comment j’ai découvert qu’elle portait un tel jupon…

(et si vous vous le demandez… oui ! les managers peuvent tout à fait fournir des sous-vêtements efficaces à leurs équipes !)

Accompagnement en design énergétique : cas n°2

Allo Pascal ? Nous, on fabrique des combinaisons en néoprène pour les sports aquatiques. On a commencé par le marché de la plongée, et on s’oriente maintenant vers la voile sportive. Sauf que… lors des tests terrain, les athlètes disent que nos combinaisons sont plus froides que la concurrence. C’est pas normal, ça…

Pas normal ? Il y a quand même une différence notable entre la plongée et la voile sportive. La première se pratique SOUS l’eau. La deuxième se pratique SUR l’eau. Cette entreprise fabriquait des combinaisons en néoprène avec un tissu jersey contre-collé à l’extérieur. Cela augmente la résistance à l’abrasion et permet au designer plus de fantaisie dans les couleurs.

Sous l’eau, pas de problème.

Mais une fois hors de l’eau, ce petit jersey, mouillé par les embruns ou le dernier dessalage, que fait-il ? D’abord, il sèche ! Et avez-vous déjà touché du linge qui sèche au vent ? Sentez-vous comme il est froid ?

L’évaporation de l’eau absorbe de la chaleur, et fait chuter la température de surface. Pour le porteur de la combinaison, tout se passe comme si la température extérieur était plus froide de 2, 5 ou 10°C, selon les conditions.

Par ailleurs, tant qu’il reste mouillé, il modifie la condition de surface sur le vêtement. L’échange thermique conductif ne se fait plus avec de l’air à température ambiante, mais avec de l’eau à une température inférieure à l’ambiante. Or, l’eau est BEAUCOUP plus apte à « pomper » l’énergie que l’air.

Ainsi, l’entreprise adapta ses combinaisons, et créa, pour les sports qui se passent SUR l’eau, des modèles qui ne portaient plus le fameux jersey en extérieur.

(et pour les pointilleux… oui, le cas réel était un petit plus complexe, et les situations sont plus variées).

Accompagnement en design énergétique : cas n°3

Allo Pascal ? Je dirige une troupe de théâtre. Lors de notre prochaine création, il y aura un peintre qui réalisera des oeuvres en direct. Lors des premiers essais, il y a eu un problème : la peinture ne sèche pas assez vite entre les scènes. Alors nous avons mis une douzaine de gros projecteurs pour chauffer le panneau, mais il fait maintenant une chaleur à crever, et ça représente beaucoup de matériel. Il n’y a pas une autre solution ? 

Ah, l’art ! S’il y a un domaine où il n’est pas très facile de conduire une réflexion énergétique, c’est bien celui-là ! Alors quelle surprise, lorsque j’ai travaillé sur ce magnifique spectacle, de découvrir le dispositif mis en place, très inefficace. En effet, les projecteurs ont une émission infra-rouge plutôt faible. Celle-ci doit ensuite être absorbée à l’arrière du panneau peint, puis traverser l’ensemble de la structure. S’il fait chaud dans le théâtre… c’est bien que la chaleur n’arrive pas dans le panneau !

Une fois le spectacle créé, la tournée organisée, difficile de revenir en arrière. Néanmoins, il aurait certainement été possible de procéder autrement.

En effet, le grand panneau destiné à être peint ressemble fichtrement à un mur chauffant tel qu’on les utilise dans les batiments. Il aurait donc été fort simple de prévoir une résille électrique chauffante d’une puissance modérée permettant de chauffer uniquement la surface à peindre. Un calcul approximatif permet d’estimer une diminution des puissances consommées d’un facteur 10, et les durées de fonctionnement d’un facteur 5. Consommation divisée par 50, donc…

Accompagnement en design énergétique : cas n°4

Allo Pascal ? Nous gérons un gîte d’une quinzaine de lits, et la lessive des draps nous coûte une fortune. Nous avons pourtant une grosse machine qui accepte l’eau chaude du réseau, et un gros séchoir industriel. On se dit qu’il y a des améliorations possibles, mais on ne voit pas bien comment…

La lessive est, avec la cuisine, mon grand « dada » énergétique. En particulier, le séchage du linge est un véritable « impensé » dans les logements alors que cela prend beaucoup de place et/ou d’énergie. Le cas précis que nous considérons illustre bien le piège des termes génériques. Car lorsqu’on se penchait sur les aspects techniques, voici ce qu’on trouvait :

  • la machine acceptait certes l’eau chaude du réseau. Mais elle était située à une telle distance de la chaudière qu’elle n’utilisait que l’eau refroidie qui emplissait les tuyaux. L’eau chaude qui quittait la chaudière, elle, refroidissait tranquillement dans les mêmes tuyaux en attendant le cycle suivant. On consommait donc de l’eau chaude… mais en lavant à l’eau froide.
  • la fonction essorage de cette vieille machine de récupération atteignait péniblement quelques centaines de tours par minutes. Le linge (des draps en coton, très hydrophiles) arrivait donc peu essoré dans le séchoir, qui mettait beaucoup de temps et d’énergie à évaporer toute cette eau.
  • La machine était bien souvent peu remplie pour sa taille, mais ne disposait d’aucune fonction d’ajustement en fonction du poids de linge.

Ainsi, le choix fut fait de remplacer cette machine par une plus récente et performante avec les fonctions suivantes :

  • ajustement des cycles en fonction de la charge.
  • essorage à haute vitesse (1400 t/mn).

Les gérants furent par ailleurs informé de l’intérêt de pleinement remplir la machine. Enfin, lorsque le séchage extérieur était possible, l’essorage était réglé sur une faible vitesse (400 t/mn), afin de laisser le soleil faire le travail.

Au bilan… division par 3 de la consommation d’eau, suppression d’une inutile consommation d’eau chaude, et division par 2 des consommations électriques, pour un résultat similaire.

Accompagnement en design énergétique : cas n°5

Allo Pascal ? Nous fabriquons des chaussures très écologiques avec des matériaux recyclés. La marque a bien décollé, mais de manière récurrente, les clients disent qu’ils transpirent dans nos chaussures et ont les pieds mouillés. Comment cela se fait-il ? 

Mais quel rapport entre les pieds mouillés et le design énergétique, me demanderez-vous peut-être ? Et bien, il y en a plusieurs.

  • En matière de confort thermique humain, la sensation de « mouillé » n’existe pas. Notre peau n’a pas de capteurs d’humidité. Elle ne sent que le froid/chaud, ainsi que des sensations de glissement.
  • S’il y a une sensation de pieds mouillés, c’est qu’il y a de l’eau sous forme liquide à la surface de la peau, de l’eau qui devrait s’être évaporée (phénomène thermique), ou déplacée (phénomène de déplacement… donc énergétique).

Il y a deux aspects à la question « transpiration ». Le premier est thermique : l’excès de chaleur peut être la cause d’une sudation excessive. Dans ce cas précis, ce n’était pas le cas, l’isolation de la chaussure était globalement cohérente avec son usage.

Le deuxième est plus sournois. Si la sensation de « pied mouillé » subsiste, c’est que l’eau liquide reste sur la peau, et n’est ni évaporée, ni transportée ailleurs. Ces phénomènes de transports font appel à la mécanique des fluides capillaires. L’un des principes en est que l’eau reste toujours là où les structures sont les plus fines.

En l’occurence, la chaussure produite présentait une structure capillaire tournée vers l’intérieur. Les fluides restaient spontanément sur la face interne du matériau, donc… sur la peau. La solution ? Retourner la structure. Ainsi, l’eau fut naturellement transportée à la surface des pieds pour être doucement transportée vers l’extérieur de la chaussure par transport capillaire.

Accompagnement en design énergétique : cas n°6

Allo Pascal ? Nous fabriquons des gants. Des gants de toutes sortes, mais en particulier pour les activités professionnelles et sportives dans le froid. Comme tout le monde, nous nous heurtons au dilemme suivant : pour avoir chaud aux mains, il faut mettre beaucoup d’isolant. Mais pour avoir de la dextérité, il faut des gants fins. Nous pensons, comme nos concurrents, mettre des systèmes chauffants pour résoudre le dilemme, mais j’ai un doute. On ne peut pas faire mieux ?

Bien sûr qu’on peut faire mieux !

Le gant est un objet complexe à fabriquer et d’une efficacité fort relative, au vu des larges surfaces d’échange. Le problème est rendu encore plus complexe : on a froid aux mains si les gants nous protègent insuffisamment du froid. Mais même avec des gants adaptés, on peut avoir froid aux mains. En effet, lorsque le corps ressent une « dette thermique » au niveau global, il commence par diminuer l’afflux sanguin au niveau des mains, les refroidissant pour préserver les organes internes. On a donc froid aux mains pour la simple raison que le corps se refroidit et… pas nécessairement au niveau des mains ! Ainsi, souvent, des mains froides sont réchauffées par un pantalon ou un bonnet adaptés !

Une chose reste sûre: lorsque la solution proposée est d’injecter activement de l’énergie, on démontre son incapacité à concevoir un gant correctement conçu. C’est aussi sûr qu’un bâtiment avec une grosse chaudière est un bâtiment mal isolé !

Donc… un gant chaud est un gant (ou une mouffle) épais(e). Pas de secret. Mais la question posée dans ce dernier exemple est plus précise :  il s’agit de créer de l’épaisseur, tout en conservant de la dextérité et une qualité de toucher. La solution existe, bien sûr, mais… je ne vous la dirai pas aujourd’hui. Après tout, on peut avoir ses petites coquetteries.

Voici ce que je vous propose : vous fabriquez des gants ? Alors dépêchez-vous de m’écrire… les pistes de solution iront au premier qui souhaite réaliser un prototype !

Conclusion

Comme vous l’avez vu, la réflexion énergétique est incroyablement adaptable. C’est un fait : les « lunettes énergétiques » permettent de débloquer une quasi-infinité de sujets ou de problèmes. En ce sens, le Design Énergétique est une véritable démarche de R&D, fondée sur une approche scientifique rigoureuse.

L’autre point qui me semble essentiel, c’est qu’un tel travail repose sur la confiance. Son efficacité repose sur la certitude que toute question mérite d’être posée, qu’un problème est une porte vers plus de créativité. Souvent, même si les contacts sont brefs (quelques minutes suffisent parfois), la relation se construit dans la durée. Et je trouve rassurant que mes clients n’hésitent pas, à la moindre question, à me solliciter pour échanger un moment ou débloquer une situation. Après tout… je suis là pour ça, non ?

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pascal

Pascal est designer énergétique depuis plus de 15 ans, avec des expériences variées dans les domaines du bâtiment, des vêtements et équipements. Il est également musicien et écrivain, et habite en Savoie (France).

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