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Peut-on se fier à la simulation thermique dynamique ?

simulation thermique dynamique - infrarouge

La simulation thermique dynamique

S’il est un outil classique de l’énergéticien en phase de conception d’un bâtiment, c’est bien la Simulation Thermique Dynamique (STD). Là où un outil de type réglementaire systématise le recours à des scénarios d’usage conventionnels, le logiciel de STD permet de saisir et modifier tout à la fois :

  • Un modèle énergétique du bâtiment, avec l’ensemble de ses caractéristiques constructives : géométrie, orientations, caractéristiques de parois et de matériaux, inertie, etc.
  • Un climat, quel qu’il soit, réaliste ou non : une moyenne des 20 dernières années, un modèle de canicule ou un climat à température constante, avec ou sans soleil, avec ou sans vent, etc.
  • Des scénarios d’utilisation : on injecte dans le modèle de bâtiment et local par local, des scénarios d’occupation, de puissance dissipée, etc.simulation thermique dynamique - prisme

Le recours à la STD est devenu très courant dans de nombreux projets, tout particulièrement pour, au moins en théorie, détecter et corriger les risques de surchauffe. Elle est donc très souvent demandée dans les phases de conception, en général au même bureau d’étude qui a en charge tous les aspects énergétiques et fluides. En effet, aujourd’hui, la plupart des bureaux d’étude énergétiques proposent des STD (Simulation Thermique Dynamique) réalisées sur une dizaine de logiciels professionnels, comme Pleiades+Comfie, TRNSYS ou Energie +.

En résumé, depuis une dizaine d’année, le postulat est le suivant : il y a risque de surchauffe, faisons des calculs, ainsi les risques seront détectés, et donc réduits.

Génial.

Mais dans ce cas, pourquoi donc la MAF voit-elle arriver en nombre toujours plus grand les recours pour surchauffe critique ? Se passerait-il des choses imprévues ? Pourquoi trouve-t-on autant d’usagers insatisfaits se plaignant de ne pas pouvoir contrôler les ambiances ?

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4 mai 2017

UGG : l’histoire d’une botte qui n’aime pas la montagne

Le moins que l’on puisse dire c’est que Vanessa n’est pas très contente. Le premier jour des vacances au ski, elle a déballé ses jolies bottes UGG, trouvées à 189€ en promotion « Spéciales vacances d’hiver ». Elle avait tout de suite flashé, tellement elles avaient l’air chaudes et confortables. Ce serait parfait pour l’après-ski ! Malheureusement les désillusions s’étaient vite enchainées. Dès qu’elle avait mis un pied sur le trottoir tout juste déneigé, elle s’était pris un gadin mémorable. Clairement, les bottes fonctionnaient plus comme un patin à glace qu’un crampon pour face nord. Qu’a cela ne tienne. Vanessa avait tenu bon en marchant carrément la route, là ou l’on voyait le bitume.

ugg - porte moiDeuxième désillusion : au bout de 100m, elle commença a sentir une drôle de sensation. Baissant les yeux vers ses pieds, elle constata qu’une auréole sombre progressait rapidement vers sa cheville. Quoi ? Ces après-ski à 200€ ne sont pas étanches ? Elle en eu vite la confirmation quand elle sentit la sensation de mouillé pénétrer jusqu’à ses orteils. De retour, après à peine 20 minutes dehors, c’était la consternation. Les jolies bottes marron claires avaient pris un aspect maronnasse dégoulinant, ses orteils étaient congelés, et son moral n’était pas reluisant. Non mais c’est quoi ces après-ski qui ne supportent pas la neige ?

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Qu’est-ce que la performance ?

Il y a quelques mois de cela, j’étais invité à un colloque traitant de la « rénovation performante des écoles en climat méditerranéen». Nous y parlions en particulier de « l’implication des usagers ». Pendant deux jours, de doctes spécialistes, concepteurs et exploitants de lieux se sont succédés, expliquant par le détail les méthodes et techniques à employer et les résultats obtenus en matière de consommation énergétique et de confort. Nous avions convenus avec les organisateurs du colloque performants que, quitte à évoquer les usagers, autant inviter les premiers concernés. Une classe de CP/CE1 avait donc été conviée à parler à la dernière table ronde de l’évènement. Après 2 jours de kWh, de DJU, de rendements de systèmes et de modes constructifs, ces enfants décrivaient, dans la grande salle de la Mairie de Montpellier, ce qu’ils aimaient ou aimeraient dans leur école. Une partie de l’assistance a senti les poils se dresser d’émotion. Certain.e.s touchés par la délicatesse, le charme, la pertinence des jeunes « presque maîtres d’ouvrage ». D’autres plein.e.s de colère : que faisaient des enfants de 6 ans dans cette assemblée de spécialistes ?

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Vivre negaWatt au quotidien dès maintenant, en 11 points.

J’ai connu négaWatt il y a plus de 10 ans, et depuis, j’ai eu l’occasion de côtoyer les membres de ce réseau de (très) près. Et quelque chose m’a toujours semblé difficile : de cet imposant travail à l’échelle nationale, imaginer ma petite vie negaWatt au quotidien. C’est une chose de lire « la consommation d’énergie finale dans l’industrie sera de 342 TWh/an en 2050 ». C’en est une autre d’en imaginer la signification dans la vie de tous les jours. Par ailleurs, il y a un aspect « tous dans le même panier » qui rend difficile, parfois, de se projeter. Ainsi, si je lis « l’utilisation de l’avion (pour les longs courriers) diminue fortement de 2.72E11 km en 2017 à 1,34E10 km en 2050 »… Alors, ça veut dire quoi ?

Bref… j’ai eu envie de voir s’il y avait des manières simples de « vivre négaWatt » dès aujourd’hui. Pour dresser cette liste, je n’ai pris que des changements simples qui ne dépendent que de moi. Je laisse de côté ceux pour lesquels la société doit au préalable s’organiser. Voici donc 11 pistes d’actions simples, concrètes, parfois amusantes. Elles sont (presque) directement tirées du scénario négaWatt.

Le sympathique blog Comme Une Aille De Papillon vient de publier un article résumant un aspect très important du design énergétique.

Je vous invite donc à le découvrir vie le lien ci dessous.

Vivre négaWatt au quotidien dès maintenant, en 11 points.

20 mars 2017

Du bâtiment à haute performance énergétique au bâtiment habitable

Vers un Kamasutra de l’énergétique

On voit fleurir des guides d’utilisation, des campagnes de sensibilisation sur le bon usage, et autres réflexions pour trouver le moyen d’influer sur le comportement des utilisateurs de bâtiment à haute performance énergétique. À l’occasion, on met en place bridage de consignes, voire le rationnement énergétique. Tout cela relève d’une tendance assez générale à la correction du comportement déviant d’un usager considéré comme l’un des paramètres (difficile à régler…) de fonctionnement du système. Cette posture est très révélatrice de la logique d’action massivement à l’œuvre dans le domaine du bâtiment en général, et de l’énergétique en particulier.

Le processus peut se résumer ainsi : à partir d’un usage imaginé par des professionnels, un bâtiment est conçu. Puis, si (ou plutôt, lorsque) la réalité s’avère différente des prévisions… on cherche les moyens d’adapter (là aussi par des techniques) la réalité humaine à l’objet technique conçu.

Une métaphore automobile permettra peut-être de visualiser la situation : avec la généralisation des bâtiment à HAE, tout se passe un peu comme si le législateur avait décidé, qu’à partir de maintenant, tout le monde roulerait en Ferrari (hybride, peut-être, mais en Ferrari tout de même). Malheureusement,  sans demander si les gens savent conduire tout court, conduire des voitures de sport à plus forte raison et si de tels véhicules sont adaptés à tous les usages. Par ailleurs, le législateur, qui encourage la distribution et la lecture de modes d’emploi des Ferrari (parfois en italien, version française non disponible) envisage des mesures correctives pour toute personne qui roulerait trop vite (ou pas assez vite), ou entretiendrait mal sa voiture…

Et il n’est bien entendu pas pour autant question de revenir aux crachotants tacots d’il y a 40 ans, dont on sait bien l’impact qu’ils ont.
Vous trouvez que ça commence bien ?Lire la suite…

2 février 2017

Les vêtements imper-respirants (partie 3)

Nous avons vu dans un épisode précédent la distinction qu’il convenait de faire entre les propriétés d’un vêtement et celles du matériau qui le constitue.

Le monde est ainsi fait, de nos jours, qu’on a rarement l’occasion de revenir à la question de départ, celle qu’on devrait toujours se poser : de quoi ai-je besoin ? Pour ce qui nous intéresse, elle peut se poser ainsi : quel vêtement pour quelle activité ? La question subsidiaire est également : est-ce que ça vaut le coup de payer 300-500-700€ pour un vêtement dit « respirant ».

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16 octobre 2016

Les vêtements imper-respirants (partie 2)

Après le bref historique présenté dans la partie 1, nous allons nous pencher sur une question fondamentale : de quoi parle-t-on lorsqu’on évoque la « performance » ?

Matériau ou vêtement ?

Évoquons tout de suite un point tout à fait essentiel, qui fait l’objet d’un raccourci systématique, ce qui arrange beaucoup de monde :

L’utilisateur final se fiche des caractéristiques du matériau. Il veut un vêtement qui soit, dans une certaine mesure et sous réserve d’une définition correcte des termes, étanche et respirant.

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20 septembre 2016

Les vêtements imper-respirants (partie 1)

imper-respirant - image 1

Un peu d’histoire : pourquoi des vêtements respirants ?

La question de la « respirabilité » a été mise en avant par l’entreprise Gore au cours les années 80. Mais pourquoi donc ? Ca n’allait donc pas avant ? Pour mieux comprendre, explorons le chemin de ce produit (LE Gore Tex), qui n’en est qu’un dans une entreprise aujourd’hui gigantesque. Tout le monde a entendu le discours : « laisse passer la vapeur d’eau vers l’extérieur, empêche l’eau liquide d’entrer ». Tout le monde à l’image en tête, laissant imaginer une sorte de sens unique. Mais d’où viennent ces idées et ce concept d’imper-respirant ?
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