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19 septembre 2017

Bâtiments responsables, usage et confort – une contribution à la réflexion

Le groupe de travail Réflexion Bâtiment Responsable 2020-2050 du Plan Bâtiment Durable clôturait il y a quelques jours une phase de concertation sur une note intitulée « Bâtiments responsables, usages et confort : quelles lignes directrices pour demain ? ». Je n’avais initialement pas prévu de participer à cette concertation, encore moins de publier à ce sujet. Mais un ami m’en a convaincu, et je me suis piqué au jeu.

Vous trouverez ici la note originale sujet de cet appel à contribution.

Voici donc, quasiment en l’état, la contribution que j’ai livrée aux rédacteurs de la note. Elle balaie plusieurs thèmes typiques du Design Énergétique des Bâtiments. J’en profite pour vous demander à la fin, par sondage, quelles sont les thèmes évoqués que vous souhaiteriez que j’aborde. Je suis à votre service !-)

Usage et Confort – Préambule général

Depuis 15 ans, le bureau d’études Incub’ est spécialisé en sobriété énergétique des bâtiments, discipline aujourd’hui incluse sous le vocable Design Énergétique. La posture particulière que nous adoptons quant à la question énergétique dans les bâtiments, découle finalement d’un constat simple :

C’est une erreur de considérer que le système énergétique dont on étudie les consommations est un bâtiment. Ce qui consomme de l’énergie, c’est l’interaction entre un usage et un bâtiment. 

S’il semble aujourd’hui si difficile au monde du bâtiment de « prendre en compte le confort et l’usage », c’est que sa logique est profondément ancrée dans une démarche technicienne. Dans un tel cadre de pensée, l’incertitude du vivant ne peut être prise en compte que par la caricature (les fameux « scénarios conventionnels ») facilitant le calcul ou une distanciation statistique (approches statistiques sur des scénarios possibles d’utilisation).

Il nous semble que la tâche de rendre les bâtiments « désirables pour ceux qui y résident » demande un profond changement culturel dans le monde du bâtiment. Nous espérons que les quelques commentaires ci-dessous illustreront dans quel sens.

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5 septembre 2017

Qu’est-ce qu’un expert en Design Énergétique ?

Voici une dizaine d’années maintenant que j’ose utiliser le terme de « expert » pour caractériser ma pratique professionnelle. Je pense pourtant que cela fait moins de deux ans que je me comporte comme tel avec mes clients. Le « saut » n’est pas simple à effectuer, encore moins à expliquer. Je pense aujourd’hui que la posture de l’expert est fondamentalement différente, parce que son rôle dans un projet est fondamentalement différent. Pour illustrer cela, je vous propose un parallèle avec une de mes aventures… médicales.

Il faut pour l’expert un problème sérieux.

Dans les premiers jours de cette année, j’ai pris une résolution : je me remets à l’escalade. Dire qu’il y a quelques années, j’ai beaucoup grimpé relève de l’euphémisme… Entre 1990 et 2005, l’escalade a été mon principal centre d’intérêt, un pivot dans l’organisation de ma vie. J’ai énormément grimpé en falaise, en montagne, en compétition, en bloc, en intérieur comme en extérieur. Je me suis aussi beaucoup abimé. En 1999, en particulier, je me suis salement amoché une épaule, arrachant ligament et nerfs. A la clé : une opération et une rééducation de plus d’un an et demi. Puis, en 2005, j’ai tout arrêté, du jour au lendemain. Je ne sais toujours pas pourquoi.

Début janvier 2017, me voici donc inscrit au club d’escalade local pour enfin retoucher à la verticalité. A la troisième séance, alors que je retrouvais tout juste mes sensations, mon bras gauche lancé vers le côté s’est quasiment détaché de mon corps. J’ai retrouvé cette très désagréable sensation de l’épaule qui se disloque. Verdict : les luxations sont de retour.

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26 juillet 2017

Quatre méthodes infaillibles pour rater son projet de construction

Je vais être franc avec vous. Quand j’ai commencé à travailler dans le bâtiment, c’était en partie pour me trouver un nouveau métier. Mais aussi parce que je me disais que je pourrai moi aussi construire de mes mains ma super maison écologique que j’aurais moi-même conçue. Je le ferai bien sûr selon les principes bioclimatiques et écologiques les plus évolués.

La réalité fut fort différente. Au fur et à mesure que les années passaient, j’ai vu 10 puis 50 puis 200 projets de maison auto-construites. Elles l’étaient par des gens en général passionnés voire obsédés par leur projet. Il aboutissaient presque tous un résultat médiocre voire catastrophique.

Je ne vous cite qu’un exemple : il y a quelques années, je visitais une école alternative située dans le sud de la France. Les parents très motivés s’étaient regroupés pendant un été entier pour construire un nouveau bâtiment éco-conçu. Ils l’ont réalisé avec une ossature bois isolée en paille et recouvert d’un enduis terre. Je visitais ce nouveau bâtiment, fierté de l’école, d’une surface d’envions 80 m2. Nous étions alors 5 dans cette salle.

L’institutrice qui nous faisait visiter vantait les mérites de ces murs « respirants » et de l’ensemble des techniques écologiques mises en œuvre. Elle nous montrait les enduis terre, l’isolation en paille, nous parlait du chantier coopératif, etc. Soudain, elle s’interrompt : « Snif snif, il y a une couche pleine dans cette pièce ! » Effectivement, une légère odeur de caca enfantin flottait dans la pièce. Nous n’étions que 5, ce fut assez facile d’en détecter l’origine. Le bébé qui jouait tranquillement à l’autre bout de la pièce avait effectivement rempli sa couche…

Je vous pose la question : comment se fait-il que dans un bâtiment écologique à l’air sain, on puisse en quelques instants détecter l’odeur de couche d’un bébé situé à de 10m. de distance ? Une seule réponse possible : l’air ne se renouvelle pas. Or, un air qui se renouvelle pas, c’est une ambiance malsaine. Nous n’étions que 5 dans cette pièce, je vous laisse imaginer le résultat avec 25 enfants.

Cet exemple est resté pour moi l’un des archétypes du bâtiment réalisé avec la meilleure volonté du monde. Un groupe d’auto-constructeurs enthousiastes aboutit à un résultat joli, mais de qualité médiocre. Il m’a semblé, à la longue que différents profils-types d’auto-constructeur ou d’auto-concepteur se dessinent. Des sortes d’archétypes de fonctionnement de gens souhaitant réaliser par eux-mêmes tout ou partie de leur projet. Après 15 ans d’expérience, je considère ces profils comme de bons indicateurs d’échec d’un projet. Je vous laisse les découvrir… en gardant le sourire !-)

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17 juillet 2017

Rafraîchir sans climatisation : le bon usage du ventilateur

J’ai reçu hier le message suivant :

« Bonjour Pascal,

je m’appelle Benoit et j’habite en colocation à Toulouse. En ce moment, il fait très chaud, et comme il n’y a pas assez de courants d’air dans notre appartement, je suis allé acheter un ventilateur. Je l’ai installé sur la fenêtre et je le laisse fonctionner toute la journée pour refroidir l’appartement. Voici ma question : est-il est plus efficace  que je tourne le ventilateur vers l’intérieur (pour souffler du vent frais vers l’intérieur) ou bien vers l’extérieur (pour rejeter l’air chaud vers l’extérieur) ?

Merci de ton aide, merci pour tes articles et à bientôt. »

Et bien, cher Benoit, je vais profiter de ta question pour décrire quelque phénomènes thermiques. Et ainsi, j’en arriverai à répondre à la question « Comment se servir efficacement d’un ventilateur ? »

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3 juillet 2017

Accompagnement en design énergétique – 6 nouveaux exemples

Accompagnement, coaching… Ces mots sont aujourd’hui tellement utilisés que lorsque je parle d’un « accompagnement en design énergétique », il est bien normal de se demander ce qui se cache derrière…

Je vous ai déjà proposé dans un article précédent 6 exemples d’accompagnements spécifiquement tirés du domaine du bâtiment (au sens large !). Aujourd’hui, je vous propose 6 nouveaux exemples, que je tire cette fois d’expériences dans des industries variées. Là encore, bien que je ne cite pas explicitement les personnages de ces situations, ils sont tous bien réels.

Comme vous pourrez le constater, la variété est au rendez-vous, et les questions énergétiques se nichent parfois à des endroits bien inattendus !

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27 juin 2017

Accompagnement en design énergétique – 6 exemples

Accompagnement, coaching… Ces mots sont aujourd’hui tellement utilisés que lorsque je parle d’un « accompagnement en design énergétique », il est bien normal de se demander ce qui se cache derrière…

Comme quelques exemples valent mieux qu’un long discours, je cite ici brièvement plusieurs cas tirés de la vie réelle. J’espère qu’ils pourront illustrer à quoi peuvent bien servir ces prestations. Bien que je ne cite pas explicitement les personnages et les bâtiments de ces situations, ils sont tous réels !

Vous vous reconnaissez dans l’un de ces exemples ? Et bien… soit nous l’avons vraiment vécue ensemble, et je vous en remercie. Soit vous voyez très bien de quoi je parle, et peut-être les autres situations vous inspireront ?

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OSCAR, Un pont jeté par les architectes vers les ingénieurs

OSCAR - pont

OSCAR - téléphone

Thierry est architecte depuis 18 ans, son agence compte maintenant 4 collaborateurs. Pourtant, à chaque fois qu’il se prépare à appeler l’ingénieur Sakaille, il ressent toujours la même lassitude. Gilbert Sakaille est l’ingénieur qui dirige le bureau d’études fluides auquel il a recours habituellement. L’entreprise s’appelle Bureau d’Études Techniques et Énergétiques. En abrégé… BETE.. Cela pourrait faire rire : un ingénieur chargé du chauffage qui s’appelle Sakaille, un BE à l’acronyme ridicule. Mais cela ne fait plus rire Thierry depuis longtemps. Avec un soupir, il décroche le téléphone.

Après les politesses habituelles, il entre dans le vif du sujet : « voilà, on a cette école à Brou-la-Bridoire, on voudrait faire du passif, et on commence l’esquisse… J’aurais besoin que tu me dise ce que je mets comme épaisseur d’isolant.

On entend le sourire de Gilbert Sakaille, même dans le téléphone : « Facile : envoies-moi les plans, et je te dis si ça passe ! »

Moment de solitude de Thierry… « Mais… pour implanter le bâtiment et faire une esquisse, j’ai besoin d’avoir une idée des épaisseurs ! »

Sakaille ne se démonte pas : « J’entends bien… mais pour ne pas dire n’importe quoi sur les épaisseurs, j’ai besoin de plans… ».

Un ange passe…

Thierry sent de nouveau un poids sur ses épaules, et se souvient avoir cherché la semaine dernière sur internet. Dans sa région des Causses du Bigarois, le BETE et l’ingénieur Sakaille sont les seuls interlocuteurs possibles. Il va falloir s’accrocher, une fois de plus.

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Hygiène de l’esprit

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un sujet un petit peu particulier. Pas le design énergétique : je voulais vous raconter un tout petit morceau ma vie. J’ai fait des études d’ingénieur, que j’ai terminées il y a une quinzaine d’années. Et depuis 15ans, j’ai travaillé d’abord dans l’industrie, puis j’ai été consultant. J’ai donc toujours fait ce qu’on appelle des « professions intellectuelles ». J’ai également une vie artistique et musicale, et je considère que cela se passe aussi principalement dans la tête. Voila : j’ai toujours travaillé avec mon esprit plutôt que physiquement.

Il y a quelques années, j’ai commencé à me fatiguer et à perdre de l’entrain. Et il y a deux ans, j’ai vécu une véritable  » explosion en vol ». Comme, beaucoup de gens à notre époque, j’ai fait une sorte de burn-out généralisé. Cela m’a pris pas mal de temps pour re-construire toute la machine.Lire la suite…

29 mai 2017

Le design énergétique de vie quotidienne

Bien souvent, les exemples de Design Énergétique portent sur des objets. Qu’il s’agisse de bâtiments ou de produits manufacturés, on comprend en général assez rapidement de quoi il s’agit. Concernant les services, le lien est parfois moins évident.
Mais si je vous disais que l’on pouvait faire le design énergétique de sa vie quotidienne, me croiriez-vous ? C’est pourtant ce que je vais vous montrer dans cet exemple réel d’un groupe de familles, quelque part en Savoie.
Ce n’est qu’un exemple… Certains de leurs choix pourront vous sembler extrêmes, d’autres trop modestes. Finalement, ce qui est intéressant dans l’histoire, c’est l’endroit où chacun peut trouver des marges de manoeuvre. Le reste ne dépend que des contextes particuliers…

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La simulation thermique dynamique : comment l’utiliser ?

simulation thermique dynamique - infrarouge

La simulation thermique dynamique

S’il est un outil classique de l’énergéticien en phase de conception d’un bâtiment, c’est bien la Simulation Thermique Dynamique (STD). Là où un outil de type réglementaire systématise le recours à des scénarios d’usage conventionnels, le logiciel de STD permet de saisir et modifier tout à la fois :

  • Un modèle énergétique du bâtiment, avec l’ensemble de ses caractéristiques constructives : géométrie, orientations, caractéristiques de parois et de matériaux, inertie, etc.
  • Un climat, quel qu’il soit, réaliste ou non : une moyenne des 20 dernières années, un modèle de canicule ou un climat à température constante, avec ou sans soleil, avec ou sans vent, etc.
  • Des scénarios d’utilisation : on injecte dans le modèle de bâtiment et local par local, des scénarios d’occupation, de puissance dissipée, etc.simulation thermique dynamique - prisme

Le recours à la STD est devenu très courant dans de nombreux projets, tout particulièrement pour, au moins en théorie, détecter et corriger les risques de surchauffe. Elle est donc très souvent demandée dans les phases de conception, en général au même bureau d’étude qui a en charge tous les aspects énergétiques et fluides. En effet, aujourd’hui, la plupart des bureaux d’étude énergétiques proposent des STD (Simulation Thermique Dynamique) réalisées sur une dizaine de logiciels professionnels, comme Pleiades+Comfie, TRNSYS ou Energie +.

En résumé, depuis une dizaine d’année, le postulat est le suivant : il y a risque de surchauffe, faisons des calculs, ainsi les risques seront détectés, et donc réduits.

Génial.

Mais dans ce cas, pourquoi donc la MAF voit-elle arriver en nombre toujours plus grand les recours pour surchauffe critique ? Se passerait-il des choses imprévues ? Pourquoi trouve-t-on autant d’usagers insatisfaits se plaignant de ne pas pouvoir contrôler les ambiances ?

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4 mai 2017

UGG : l’histoire d’une botte qui n’aime pas la montagne

Le moins que l’on puisse dire c’est que Vanessa n’est pas très contente. Le premier jour des vacances au ski, elle a déballé ses jolies bottes UGG, trouvées à 189€ en promotion « Spéciales vacances d’hiver ». Elle avait tout de suite flashé, tellement elles avaient l’air chaudes et confortables. Ce serait parfait pour l’après-ski ! Malheureusement les désillusions s’étaient vite enchainées. Dès qu’elle avait mis un pied sur le trottoir tout juste déneigé, elle s’était pris un gadin mémorable. Clairement, les bottes fonctionnaient plus comme un patin à glace qu’un crampon pour face nord. Qu’a cela ne tienne. Vanessa avait tenu bon en marchant carrément la route, là ou l’on voyait le bitume.

ugg - porte moiDeuxième désillusion : au bout de 100m, elle commença a sentir une drôle de sensation. Baissant les yeux vers ses pieds, elle constata qu’une auréole sombre progressait rapidement vers sa cheville. Quoi ? Ces après-ski à 200€ ne sont pas étanches ? Elle en eu vite la confirmation quand elle sentit la sensation de mouillé pénétrer jusqu’à ses orteils. De retour, après à peine 20 minutes dehors, c’était la consternation. Les jolies bottes marron claires avaient pris un aspect maronnasse dégoulinant, ses orteils étaient congelés, et son moral n’était pas reluisant. Non mais c’est quoi ces après-ski qui ne supportent pas la neige ?

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Qu’est-ce que la performance ?

Il y a quelques mois de cela, j’étais invité à un colloque traitant de la « rénovation performante des écoles en climat méditerranéen». Nous y parlions en particulier de « l’implication des usagers ». Pendant deux jours, de doctes spécialistes, concepteurs et exploitants de lieux se sont succédés, expliquant par le détail les méthodes et techniques à employer et les résultats obtenus en matière de consommation énergétique et de confort. Nous avions convenus avec les organisateurs du colloque performants que, quitte à évoquer les usagers, autant inviter les premiers concernés. Une classe de CP/CE1 avait donc été conviée à parler à la dernière table ronde de l’évènement. Après 2 jours de kWh, de DJU, de rendements de systèmes et de modes constructifs, ces enfants décrivaient, dans la grande salle de la Mairie de Montpellier, ce qu’ils aimaient ou aimeraient dans leur école. Une partie de l’assistance a senti les poils se dresser d’émotion. Certain.e.s touchés par la délicatesse, le charme, la pertinence des jeunes « presque maîtres d’ouvrage ». D’autres plein.e.s de colère : que faisaient des enfants de 6 ans dans cette assemblée de spécialistes ?

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Vivre negaWatt au quotidien dès maintenant, en 11 points.

J’ai connu négaWatt il y a plus de 10 ans, et depuis, j’ai eu l’occasion de côtoyer les membres de ce réseau de (très) près. Et quelque chose m’a toujours semblé difficile : de cet imposant travail à l’échelle nationale, imaginer ma petite vie negaWatt au quotidien. C’est une chose de lire « la consommation d’énergie finale dans l’industrie sera de 342 TWh/an en 2050 ». C’en est une autre d’en imaginer la signification dans la vie de tous les jours. Par ailleurs, il y a un aspect « tous dans le même panier » qui rend difficile, parfois, de se projeter. Ainsi, si je lis « l’utilisation de l’avion (pour les longs courriers) diminue fortement de 2.72E11 km en 2017 à 1,34E10 km en 2050 »… Alors, ça veut dire quoi ?

Bref… j’ai eu envie de voir s’il y avait des manières simples de « vivre négaWatt » dès aujourd’hui. Pour dresser cette liste, je n’ai pris que des changements simples qui ne dépendent que de moi. Je laisse de côté ceux pour lesquels la société doit au préalable s’organiser. Voici donc 11 pistes d’actions simples, concrètes, parfois amusantes. Elles sont (presque) directement tirées du scénario négaWatt.

Le sympathique blog Comme Une Aille De Papillon vient de publier un article résumant un aspect très important du design énergétique.

Je vous invite donc à le découvrir via le lien ci dessous.

Vivre negaWatt au quotidien dès maintenant, en 11 points.

20 mars 2017

Du bâtiment à haute performance énergétique au bâtiment habitable

Vers un Kamasutra de l’énergétique

On voit fleurir des guides d’utilisation, des campagnes de sensibilisation sur le bon usage, et autres réflexions pour trouver le moyen d’influer sur le comportement des utilisateurs de bâtiment à haute performance énergétique. À l’occasion, on met en place bridage de consignes, voire le rationnement énergétique. Tout cela relève d’une tendance assez générale à la correction du comportement déviant d’un usager considéré comme l’un des paramètres (difficile à régler…) de fonctionnement du système. Cette posture est très révélatrice de la logique d’action massivement à l’œuvre dans le domaine du bâtiment en général, et de l’énergétique en particulier.

Le processus peut se résumer ainsi : à partir d’un usage imaginé par des professionnels, un bâtiment est conçu. Puis, si (ou plutôt, lorsque) la réalité s’avère différente des prévisions… on cherche les moyens d’adapter (là aussi par des techniques) la réalité humaine à l’objet technique conçu.

Une métaphore automobile permettra peut-être de visualiser la situation : avec la généralisation des bâtiment à HAE, tout se passe un peu comme si le législateur avait décidé, qu’à partir de maintenant, tout le monde roulerait en Ferrari (hybride, peut-être, mais en Ferrari tout de même). Malheureusement,  sans demander si les gens savent conduire tout court, conduire des voitures de sport à plus forte raison et si de tels véhicules sont adaptés à tous les usages. Par ailleurs, le législateur, qui encourage la distribution et la lecture de modes d’emploi des Ferrari (parfois en italien, version française non disponible) envisage des mesures correctives pour toute personne qui roulerait trop vite (ou pas assez vite), ou entretiendrait mal sa voiture…

Et il n’est bien entendu pas pour autant question de revenir aux crachotants tacots d’il y a 40 ans, dont on sait bien l’impact qu’ils ont.
Vous trouvez que ça commence bien ?Lire la suite…

2 février 2017

Les vêtements imper-respirants (partie 3)

Nous avons vu dans un épisode précédent la distinction qu’il convenait de faire entre les propriétés d’un vêtement et celles du matériau qui le constitue.

Le monde est ainsi fait, de nos jours, qu’on a rarement l’occasion de revenir à la question de départ, celle qu’on devrait toujours se poser : de quoi ai-je besoin ? Pour ce qui nous intéresse, elle peut se poser ainsi : quel vêtement pour quelle activité ? La question subsidiaire est également : est-ce que ça vaut le coup de payer 300-500-700€ pour un vêtement dit « respirant ».

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16 octobre 2016

Les vêtements imper-respirants (partie 2)

Après le bref historique présenté dans la partie 1, nous allons nous pencher sur une question fondamentale : de quoi parle-t-on lorsqu’on évoque la « performance » ?

Matériau ou vêtement ?

Évoquons tout de suite un point tout à fait essentiel, qui fait l’objet d’un raccourci systématique, ce qui arrange beaucoup de monde :

L’utilisateur final se fiche des caractéristiques du matériau. Il veut un vêtement qui soit, dans une certaine mesure et sous réserve d’une définition correcte des termes, étanche et respirant.

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20 septembre 2016

Les vêtements imper-respirants (partie 1)

imper-respirant - image 1

Un peu d’histoire : pourquoi des vêtements respirants ?

La question de la « respirabilité » a été mise en avant par l’entreprise Gore au cours les années 80. Mais pourquoi donc ? Ca n’allait donc pas avant ? Pour mieux comprendre, explorons le chemin de ce produit (LE Gore Tex), qui n’en est qu’un dans une entreprise aujourd’hui gigantesque. Tout le monde a entendu le discours : « laisse passer la vapeur d’eau vers l’extérieur, empêche l’eau liquide d’entrer ». Tout le monde à l’image en tête, laissant imaginer une sorte de sens unique. Mais d’où viennent ces idées et ce concept d’imper-respirant ?
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