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Quelques vêtements pour un an autour du monde… lesquels ?

Estelle, une lectrice assidue du blog, m’a récemment écrit un long message dont voici un résumé :

« Cher Pascal, j’ai lu attentivement ce que tu racontes sur l’habillement, et j’ai eu l’impression que cela m’avait beaucoup éclairée. Je pars bientôt pour un long voyage dans différents pays exotiques et je prépare mon sac à dos. Voici mon problème : une fois dans les magasins, les grands principes expliqués dans tes articles ne me servent plus à rien ! Je suis en effet assaillie de vendeurs me vantant les mérites de tel ou tel produit : la remarquable étanchéité mesurée en je ne sais quelle unité, ou l’incroyable respirabilité en telle autre… Bref, je ne m’en sors pas ! Je te serais donc très reconnaissante de me décrire un kit minimum que je dois prévoir pour parer à toutes les situations. Merci beaucoup de ton aide et à bientôt.

PS : Je suis un peu fauchée. Cela m’arrangerait que tes idées soient bon marché. »

Sans faire trop de pub, j’adresse un message à vous toutes et tous qui m’écrivez pour me soumettre un problème. Oui, vous êtes nombreux ! Et je vous fais presque toujours la même réponse :

  • soit c’est une urgence, et ma foi, il faut bien que je vive… vous pouvez m’acheter un temps de conseil dédié. Je vous ferai une réponse aux petits oignons, promis !
  • soit vous n’êtes pas pressés… et vous pouvez attendre que votre passionnant sujet devienne le sujet d’un article, dont tout le monde pourra bénéficier.

Estelle, donc, a patienté. Et comme sa question me semble pouvoir concerner nombre d’entre nous, voici quelques éléments de réflexion.

(Petite précision : je mentionne dans cet article quelques produits et marques. Ils ne sont là qu’à titre d’exemple. Je ne recommande aucune marque, et n’ai aucune relation commerciale avec celles que je mentionne, ni aucun lien affilié. Faites vos choix en toute liberté !)

Vous reprendrez bien un peu de thermique humaine ? Quelques grands principes

Sans refaire toute la théorie (retrouvez-en une partie ici), souvenons-nous de quelques grands principes simples :

1. Le corps humain échange de la chaleur avec son environnement par trois modes principaux :

  • La conduction : les échanges se produisent par contact, soit directement de la peau avec un matériau, soit « à travers » un vêtement, une semelle.
  • La convection : la chaleur est transportée par des masses d’air ou d’eau qui balayent le corps.
  • L’évaporation : de l’eau liquide se trouvant à la surface de la peau s’évapore en absorbant une certaine quantité d’énergie et refroidissant ainsi le corps.

Par simplification, nous négligerons ici les transferts par rayonnement qui seront un jour l’objet d’un article à part entière.

2. Comme je l’ai expliqué dans cet article, le corps cherche à maintenir la température interne du noyau thermique à un niveau plus ou moins constant : c’est le travail de l’hypothalamus. Constamment donc, l’hypothalamus cherche à ajuster les déperditions thermiques avec la quantité de chaleur à évacuer, laquelle dépend directement de notre niveau d’activité. Pour cela, et dans les conditions qui concernent Estelle, c’est-à-dire à l’extérieur, il y a deux grandes familles de moyens :

  • Les moyens physiologiques : l’hypothalamus régule l’apport sanguin dans les zones périphériques de l’organisme par vasoconstriction ou vasodilatation. Il peut également mettre en route la transpiration (donc l’évaporation) ou le frisson (une production de chaleur par contraction musculaire). On considère en général que si l’on transpire ou frissonne, c’est que nous sommes sortis de la zone de confort.
  • L’habillement, qui nous permet d’ajuster des échanges entre la peau et l’environnement extérieur selon les trois grands modes d’échange que nous avons cités.

vêtements - pile

Le souhait d’Estelle, c’est de constituer un ensemble minimaliste de vêtements qui lui permet de gérer la plupart des situations. On voit déjà arriver notre bon vieux principe de Pareto : pouvons-nous trouver les 20% de vêtements dans la garde robe pour nous permettre de gérer 80% des situations ? Dit autrement : quels sont les articles dont les combinaisons nous permettront de balayer un large spectre sur les échanges par conduction, convection et évaporation ?

Nous ne sommes pas des hommes-troncs (gérer les surfaces)

En matière d’habillement « technique » (je n’aime pas ce mot auquel je ne trouve aucun sens), une visite de magasin me laisse souvent la sensation que nos corps sont réduits à des troncs. Les vêtements mis en avant sont bien souvent des vestes. Hors, il en va du corps humain comme de n’importe quelle enveloppe thermique : la puissance thermique échangée est toujours proportionnelle à la surface. Les échanges sur l’ensemble du corps seront donc la somme des échanges sur chacune des parties du corps. En première approche, il ne servira à rien de « mettre le paquet » sur une zone si c’est pour laisser des fuites non traitées ailleurs.

C’est d’autant plus vrai qu’au delà de l’équilibre thermique global, nous sommes également sensibles aux déséquilibres thermiques locaux. Ainsi, même si le corps est globalement à l’équilibre thermique, nous serons inconfortables si une main, un cou, une oreille ou toute autre partie du corps est en déséquilibre. A titre d’exemple, une main reçoit au mieux une vingtaine de Watts de chaleur par le flux sanguin du poignet. Si pour une raison quelconque, les pertes dépassent cette valeur, la main va se refroidir, et ce sera inconfortable.

Notre première règle sera donc que notre équipement doit nous permettre de couvrir et moduler les déperditions de chaque partie du corps. On peut accepter une petite exception sur le visage, pour des raisons évidentes. Quoique…

Des vêtements pour pouvoir moduler l’isolation

Le pouvoir isolant d’un matériau, et par extension d’un vêtement, c’est sa capacité à diminuer les pertes par conduction. Ce « pouvoir isolant d’un vêtement » est en général exprimé en Clo. Il s’agit d’une unité composite, l’unité officielle de résistance thermique étant le m2.K/W. La conversion est une simple proportionnalité : 1 Clo = 0,155 m2.K/W, ce qui correspond à l’isolation d’un ensemble de bureau classique. La thermique humaine s’est en effet beaucoup plus intéressée aux habillements indoor que outdoor.

vêtements

Thermally insulated article of clothing – Brevet US 20040111782 A1

J’ai déjà eu l’occasion de vous présenter rapidement P.O. Fanger, sa moustache et ses outils de prédiction du confort, le PMV et le PPD. Si on s’amuse un peu avec un outil de calcul de PMV-PPD, comme celui-ci, on arrive rapidement à la conclusion que, si l’on parvient à se créer des habillements homogènes entre 3 et 4 Clo, on peut déjà gérer pas mal de situations. C’est certes intéressant, mais ça ne va pas beaucoup aider Estelle dans le magasin.

Il nous faut juste un petit peu plus de calcul. 3 Clo, donc, c’est une résistance thermique de R=0,465 m2.K/W. Ceux qui travaillent dans le bâtiment, où l’on manipule couramment des valeurs de 5 à 10 conviendront que ce n’est pas beaucoup ! Pour un isolant classique, cela correspond à une épaisseur de 2,15 cm. Cela ne semble pas énorme, mais attention ! Pour l’habillement, ce paramètre est un vrai piège. Nous parlons bien ici de la distance entre la peau et la surface extérieure du vêtement. Or, contrairement à un bâtiment, un corps humain est flexible. Du fait de la gravité ou des positions du corps, les isolants sont souvent comprimés à certains endroits en utilisation réelle. Cela diminue l’épaisseur, et peut augmenter considérablement les déperditions. C’est par exemple le cas sur les épaules, les cuisses, les fesses, parfois les seins, etc.

Pour l’anecdote, c’est la raison pour laquelle Salomon a déposé en 2002 un brevet spécifique (votre serviteur étant l’un des inventeurs) portant sur la gestion de la compressibilité des isolants pour les articles d’habillement.

Enfin, la vie n’est pas binaire : les situations étant multiples, Estelle devra trouver un moyen de moduler au maximum ces valeurs d’isolation avec un minimum de pièces. Et ce qui est bien avec les empilements, c’est qu’on ajoute à chaque fois une lame d’air entre les deux pièces ! Ainsi, porter deux vêtements, c’est aussi porter deux lames d’air (et une couche limite, pour les plus pointilleux de nos lecteurs).

Des vêtements pour gérer les flux d’air 

Depuis la mise sur le marché du Gore-Tex®, les questions de l’étanchéité à l’air et à l’eau sont largement liées. Néanmoins, comme je l’ai expliqué en détail, la gestion des flux d’air à l’intérieur des vêtements est le paramètre le plus important de régulation de l’humidité. Il est donc essentiel de considérer qu’on ne cherchera à couper totalement l’air que dans les situations extrêmes.

A mon sens, la régulation de l’isolation permet déjà de réguler assez largement les débits d’air. Nous n’avons alors besoin que d’une petite couche supplémentaire permettant, par exemple par situation de grand vent, de finir de « fermer »  l’habillement. Je parle ici d’un petit coupe-vent. A mon sens, on s’en sort très bien avec un ensemble étanche à l’eau et à l’air sur l’ensemble du corps et que l’on pourra ajuster par les zips. Je recommande donc d’utiliser uniquement un ensemble de type K-way pantalon + haut pour permettre de « fermer » l’habillement dans les cas les plus rudes.

Attention néanmoins : les plus grands courants d’air ne se produisent en général pas à travers le vêtement, mais par les ouvertures. De ce point de vue, le cou est un endroit particulièrement critique. Je recommande donc à Estelle d’être particulièrement vigilante sur la possibilité de fermer et couvrir parfaitement le cou. Cela inclut de vérifier l’ajustement des différentes couches. Elle pourra utilement ajouter à la panoplie un foulard ou un Buff qui permettra de boucher cette véritable cheminée qu’est le cou.

Des vêtements pour gérer l’eau

Gérer l’humidité extérieure

vêtements - arbres

©Estelle Maetz

La question de l’humidité dans les vêtements se traite à deux endroits bien distincts. Le premier endroit c’est l’extérieur : quand il pleut, c’est ennuyeux d’être mouillé. Cette apparente évidence cache en fait un phénomène complexe. Nous avons tellement intégré le fait qu’il est important de se protéger de la pluie et de l’humidité extérieure que nous en oublions presque de nous poser la question : pourquoi est-ce un problème ? Ce n’est pas si évident que ça. En effet, le corps humain ne possède pas de capteur de « mouillé ». Du point de vue des sensations, la présence d’eau n’est un problème que dans deux dimensions :

  • Son évaporation provoque un refroidissement intense et/ou le contact avec de l’eau à une température différente de celle de la peau provoque une déperdition thermique intense.
  • Sa présence provoque un toucher différent du touché sec et souvent désagréable, voire douloureux lorsqu’il y a friction.

On peut ajouter les problèmes de gain de poids si l’habillement se gorge d’eau. Ceci étant dit, il est fort possible d’accepter la présence d’eau dans un vêtement sans en recevoir les inconvénients (voir par exemple ici).

Le vêtement sera donc d’autant plus efficace qu’il ne permet pas à l’eau de pénétrer nos couches isolantes. On cherchera aussi à ce qu’il ne se gorge pas d’eau, par exemple par des phénomènes de dépendance.

Etant donné également la relative faible fréquence des situations ou l’on se fait littéralement rincer, j’ai tendance à privilégier les vêtements simples, robustes et complètement étanches, de type ciré ou K-way. Ma recommandation pour Estelle est d’investir (cela ne coûte que quelques dizaines d’euro) dans un ensemble efficace pantalon + haut de type K-way. On les trouvera beaucoup plus facilement chez les cyclistes ou les motards que chez les randonneurs ou les alpinistes qui préfèrent lâcher 500€ dans une veste vantant des avantages souvent illusoires.

Gérer l’humidité intérieure

Nous parlons ici de l’humidité sur la peau. On dit souvent que le coton est problématique parce qu’il accumule de l’eau. Ce n’est pas forcément vrai. Je le répète, quitte à me redire, tant que l’eau ne s’évapore pas et qu’il n’y a pas de problème de touché, sa présence n’est pas forcément un problème. Il est également illusoire d’utiliser des vêtements qui « transportent » l’humidité loin de la peau si, une fois loin de la peau, il n’y a aucun moyen d’évacuer l’humidité. C’est un peu comme les déchets nucléaires, ce n’est pas parce qu’on les stocke à la hâte qu’on a résolu le problème.

Ce qui est important en revanche, c’est de pouvoir se changer rapidement dans une tenue intégralement sèche quand la situation l’impose. C’est pour cela que je ne recommande pas spécialement les sous-vêtements en matériaux synthétiques revendiquant une faible absorption d’humidité, mais de plutôt réfléchir à la manière dont on va gérer le stock et le séchage.

 Le sac d’Estelle

Partie du corps Vêtements Complément de protection
Tête Un seul bonnet en laine disposant d’un renfort d’isolation en laine polaire sur la périphérie des oreilles  La capuche…
Cou Un foulard ou un « tube » de type Buff
Mains Une paire de gants simples en laine polaire On enlève l’isolant qui reste au sec – pour les conditions extrêmes, attendre l’article sur les gants !-)
Pieds Deux paires de chaussettes fines + une paire de chaussettes épaisses Eventuellement, des cotillons étanches (les motards en ont de très bien !)
Jambes Deux caleçons longs « techniques » fins de type Capilene (Patagonia) + 1 +épais Pantalon étanche type -Way
Torse Deux laines polaires : une 100 g/m2 (« lightweight ») et une 200 g/m2 (« midweight », à prendre plus large pour pouvoir porter la fine en dessous) + 2 hauts type Capilene  Un bon vieux k-Way

Cela nous fait au total :

  • 1 ensemble étanche complet, mais « de base » – on en trouve à moins de 50 € avec les botillons.
  • 2 polaires simples : faisons simple, l’ensemble peut se trouver à moins de 50€. En dessous, ça existe, mais je commence vraiment à avoir honte…
  • 2 ensembles de sous-vêtements type « Capilene » : s’il y a un endroit où je mets de l’argent, c’est là. En même temps… j’ai acheté les miens en 1996, ils me servent toujours ! Disons qu’on s’en tire entre 30 et 120 € selon le produit.
  • Un bonnet + un Buff + des chaussettes : bon… ajoutons encore 50€

Et quels vêtements quand il fait chaud ?

©Estelle Maetz

La question d’Estelle portait principalement sur la protection d’un environnement (froid, mouillé, etc.) Pourtant, il est très désagréable de se retrouver sous un temps radieux en ayant au fond du sac que des vêtements destinés à des situations maussades. Je recommande d’emporter systématiquement une tenue très légère dont les éléments pourront être combinés éventuellement avec des éléments plus protecteurs des tenues précédemment évoquées.

Je recommande donc à Estelle d’emmener un  short léger, un débardeur, une casquette et si elle le peut une paire de sandales ou tongs. Ce dernier objet léger est toujours utile. Il peut aussi intelligemment servir de pantoufle dans les situations les plus diverses. Enfin, les tongs ont aussi cet incroyable avantage d’être l’une des meilleures chaussures de pluie. Si vous êtes correctement habillé, hormis par les températures les plus froides, vous pourrez toujours vous déplacer en tongs, les pieds nus. Vous garderez ainsi vos chaussures sèches pour le soir. C’est une stratégie qui m’a sauvé dans de nombreuses situations. J’ai testé jusqu’à des 0 à 5°C sans problème particulier.

Enfin, l’accessoire ultime : il y a de nombreuses situations dans lesquelles on aimerait bien s’assoir mais où l’environnement n’offre rien de sec ou qui présente les conditions propices à maintenir notre confort. J’utilise depuis des années une sorte de petit siège pliant (celui-là même) qui me sert dans toutes les situations. La version minimaliste de cet objet peut être un carré de mousse que l’on garde en permanence au fond du sac. Il permet d’intercaler une sympathique couche isolante entre son postérieur et n‘importe quelle surface froide, humide ou bosselée. Cela parait anecdotique, ça ne l’est pas ! On se refroidit énormément lorsqu’on s’assoit parce qu’alors la conduction fessière ne s’effectue plus avec l’air mais avec un matériau solide. La célèbre marque Therm-a-Rest a même conçu un tel produit (ils n’ont pourtant pas lu mon article…).

Conclusion

Les quelques produits que j’ai évoqués permettent à mon sens de se tirer confortablement de l’immense majorité des situations. Évidemment si vous partez faire de l’alpinisme en haute altitude, ou dans un pays à la fois isolé et au climat potentiellement rude, la situation est un peu différente… mais pas tant que ça ! Si un lecteur ou une lectrice a ce genre de questions, qu’il m’écrive.

En ce qui concerne le budget, toutes les Estelles du monde peuvent aujourd’hui s’en tirer à moins de 200€. C’est quand même nettement moins que le moindre vêtement dit « technique que l’on cherche à vous fourguer dans n’importe quel « magasin d’aventure ». S’il vous reste du budget, considérez que c’est bien souvent pour le style (évidemment, le k-Way…) et/ou la frime. Je ne nie pas non plus l’effet « j’ai payé cher, la pub dit que ça peut grimper l’Everest, je suis donc en sécurité ».

Ce qu’il faut absolument garder en mémoire, en revanche, c’est qu’un tel équipement ne fonctionne bien qu’avec l’intelligence de son fonctionnement. Vous DEVEZ savoir vous en servir.  Il est donc très important de bien s’imprégner de la fonction de chacun de ces vêtements et de la possibilité des différentes combinaisons entre eux selon les situations et selon le ressenti. En particulier, c’est l’isolation qui reste le paramètre le plus important et le premier à gérer. Cela veut dire que les premières couches à ajuster sont les polaires, afin de rester aussi proche que possible du « juste frais ». Il faut aussi un peu de temps pour maîtriser l’usage du caleçon long. Il modifie notre isolation globale, et nous pouvons être ainsi plus légers et modulaires sur le haut du corps. Ça tombe bien, c’est là que c’est le plus facile de régler l’habillement.

Il est bien évident que vos expériences auront toujours plus de valeur qu’un quelconque article de blog. N’hésitez donc pas à expérimenter et à partager vos découvertes et expériences dans les commentaires ! J’en profite pour recommander à tous ceux qui ne le connaîtrait pas encore le remarquable magazine Carnet d’Aventures.

Je souhaite à Estelle et à tous les baroudeurs de belles aventures, en gardant leur argent pour des vêtements vraiment utiles. Et bien envoyez-moi des cartes postales !

PS : Estelle l’a fait ! Merci à elle d’avoir envoyé ses photos lointaines pour illustrer cet article. Voici le lien vers son joli blog de voyage.

pascal

Pascal est designer énergétique depuis plus de 15 ans, avec des expériences variées dans les domaines du bâtiment, des vêtements et équipements. Il est également musicien et écrivain, et habite en Savoie (France).

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