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Monthly Archives: août 2018

Faut-il chauffer une salle de crossfit (ou pas) ?

Après une période de relative inactivité, je me suis remis au sport en 2017, vers le milieu du printemps. Sur les conseils d’un coach, j’ai alors découvert le Crossfit, une activité qui m’a déjà donné matière à réflexion dans un autre article.Vous avez par ailleurs déjà pu constater ma manière un peu compulsive d’aller mettre mon nez énergétique partout où je vais, que je fasse des crêpes, que je visite une église ou que je choisisse des chaussettes.

Il était donc normal que vers la fin juin, suant à grosses gouttes, j’aille voir Maxence, le sympathique propriétaire de la box Crossfit Chambéry pour lui parler surchauffe. 

Il m’a écouté, puis a dit : « mon vrai problème, c’est pas d’avoir trop chaud l’été, c’est qu’on a froid l’hiver. On prévoit d’ailleurs d’installer un chauffage ». 

J’écoute toujours attentivement Maxence, d’autant que c’est un rugbyman du genre tank de presque 100 kg, et que je le paye pour me faire souffrir. J’ai donc très rapidement accepté de suer tout l’été. Mais ce qu’il m’a dit de la stratégie qu’il envisageait pour l’hiver ne m’a pas rassuré. 

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Canicule : les quatre règles fondamentales

N’allez pas croire que je surfe sur l’actualité de l’été. Certes, canicule il y a, et selon bien des avis autorisés, ce n’est pas près de s’arrêter. Je me souviens de mes premières conférences dans lesquelles j’annonçais l’air grave une prédiction du GIEC. « Une canicule de 2003 tous les 2 ans en 2050 ». C’était au début des années 2000. A peine 20 ans après, cela semble déjà fort crédible. 

Mais non, je ne surfe pas sur l’actualité. La preuve ? Je parle avec les architectes de maîtrise des surchauffes depuis plusieurs années. Aujourd’hui, la formation spécifique que nous leur proposons a beaucoup de succès. Bref : ce n’est pas une nouveauté. Mais ces dernières semaines, je suis entouré de gens suants et épuisés.

Leur problème n’est pas de concevoir un bâtiment dans lequel il fasse frais. Il est de se sentir mieux dans les locaux dont ils disposent. Bien sûr, il y aura toujours ceux qui, lassés, se ruent sur les climatiseurs low-cost que les grandes surfaces proposent. Mais ce n’est pas une solution, c’est un palliatif. 

La question de la surchauffe est à la fois complexe et très simple. Complexe, parce que la sensation est le résultat, parfois, d’un grand nombre de facteurs se cumulant. Pire : le ressenti à un instant T dépend bien souvent de nos actes bien des heures plus tôt. Cela n’est pas sans rappeler la dynamique du réchauffement climatique : quand il fait trop chaud, il est déjà bien souvent trop tard pour corriger le tir.

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