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Monthly Archives: décembre 2018

Votre caleçon vaut de l’or

Je vous ai parlé dans un article récent de l’ampleur des économies envisageables par une baisse de la consigne de chauffage. Souvenez-vous : là où on évoque 7% d’économie depuis de nombreuses années, je vous ai dit qu’à mon sens, la valeur est plus élevée, jusqu’à atteindre 15, 20 ou même 30% dans certains cas. 

Et je suis rapidement passé sur une question importante : comment diable peut-on faire pour baisser cette fameuse consigne ?  Parce qu’évidemment, on ne chauffe pas pour le plaisir de chauffer ou de payer des factures : on chauffe un espace dans l’objectif d’une ambiance qui nous apporte du bien-être. Baisser la consigne, pourquoi pas ? Mais s’il s’agit de perdre sur le service rendu, alors il s’agit d’un arbitrage difficile entre économie et confort. 

A moins qu’il n’existe un moyen de baisser la consigne sans diminuer le confort…

Je vais « spoiler », comme disent les jeunes. Oui, ce moyen existe. J’en suis un fervent militant depuis plusieurs années. Il s’agit du caleçon long. Et je vais vous expliquer pourquoi.

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7% d’économie pour un degré de moins : non !

C’est quasiment un « marronnier » lorsque l’hiver arrive et que les chauffages s’allument. À la télévision, dans les magazines et les journaux, et bien sûr, sur internet, vous pouvez voir passer ce conseil :  « si vous voulez réduire vos consommations de chauffage, il suffit de baisser vos consignes de 1°C et vous économiserez 7% sur votre consommation de chauffage ». Je pense qu’avant ma naissance, qui commence à dater, il circulait déjà. Et bien ce chiffre, il pose plusieurs problèmes dont je voulais vous parler. Après tout, moi aussi j’ai le droit de suivre les saisons pour mes sujets.

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Yves Marignac, expert nucléaire non-institutionnel (1)

Lorsque j’ai « plongé » dans les questions énergétiques, il y a maintenant quelques années, je pensais avoir les idées claires sur le sujet de l’énergie nucléaire. Et puis, j’ai rencontré Yves Marignac. La première fois que je l’ai entendu, je suis resté bouche bée pendant une heure. Cela se renouvelle à chaque fois que nous nous croisons, depuis maintenant plus de dix ans. Ces dernières années, je me disais à chaque fois : « mais POURQUOI n’ais-je pas mon enregistreur avec moi ? ».

Car cet homme a une capacité incroyable : vous prenez tranquillement un café, vous lancez une question apparemment anodine… et vous voilà parti pour un voyage. Non seulement il raconte une histoire digne d’un roman, mais il tisse pour vous des liens qui vous étaient invisibles et donnent une profondeur inimaginable au sujet. Et vous sortez de cette rencontre avec la sensation d’être plus intelligent, mieux armé pour réfléchir par vous-même. Il ne vous donne pas les réponses : il vous donne les outils pour construire les vôtres.

Nous évoquions depuis plusieurs mois l’idée d’écrire ensemble, et il m’a fait l’honneur et le plaisir d’accepter une interview. Au delà de son très haut niveau d’expertise qui l’amène à intervenir partout dans le monde, j’ai eu envie d’entendre Yves parler de sa position d’expert non-institutionnel. Car c’est un rôle rare, précieux pour nous citoyens, et dont la pratique relève, à mon sens, d’un quasi art martial.

(L’interview sera publiée en deux parties. Cette première partie aborde principalement son rôle d’expert non-institutionnel. Dans la deuxième partie, Yves nous donnera son analyse des principaux sujets de vigilance et d’inquiétude actuels sur le nucléaire).

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