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Moi, Ministre de l’Écologie

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier Ministre,

Chers compatriotes, 

Les enfants,

J’apprends aujourd’hui par voie de presse la démission anticipée de Monsieur de Rugy de son poste de ministre de l’écologie. Il ne m’appartient pas de juger des tenants et des aboutissants de cette situation.

Habitué en revanche aux profondes déductions de par la grande quantité de romans policiers que j’ai lus ces dernières années, j’en tire la conclusion qu’il va bientôt falloir nommer quelqu’un à ce poste. Je n’irai pas par quatre chemins : je pense que je suis la personne idéale pour cette mission.

Concernant mes compétences et mes opinions, le blog sur lequel je vous écris cette lettre, ainsi que cet autre me semblent représentatifs.

Je vais donc plutôt m’attacher ici à formuler une sorte de « lettre de motivation » en me contentant de lister une série d’arguments tout à fait percutants en faveur de ma nomination au poste de Ministre de l’écologie.

1- Les diplômes

J’ai beaucoup de diplômes. Certains relèvent un peu du « kit de base » du potentiel ministrable. Parmi ceux-là, je compte : 

  • un diplôme d’ingénieur d’une école aéronautique réputée de Toulouse (J’ai même bizuthé  Thomas Pesquet)
  • un diplôme commercial de la principale école de commerce de la même ville
  • un diplôme de HEC en management des organisations (Obtenu en ligne pour quelques dizaines d’euros… et alors ?)
  • un diplôme en stratégie digitale d’une école spécialisée de province

Bref… Ma capacité à naviguer dans l’univers franchouillard et bureaucratique de labellisation corporatiste a été validé par de multiples entités. Le bullshit, de quelque nature qu’il soit (technique, lexical, procédurier, politique, financier, etc.) ne me pose aucun problème.

J’insiste en revanche sur le fait que j’ai obtenu trois diplômes tout à fait remarquables :

  • un certificat professionnel en Maîtrise de l’énergie et en Construction écologique. Cela m’a demandé de côtoyer pendant six mois une promotion entière de gauchistes faucheurs d’OGM. On ne parlait pas encore de gilets jaunes, mais c’est tout comme. C’est dire ma capacité d’adaptation !
  • un certificat professionnel de Musicien Interprète des Musiques Actuelles. Là aussi, j’ai dû côtoyer pendant plus d’un an des jeunes chômeurs en rupture avec la société ayant pour projet de vivre de l’intermittence du spectacle (je vous jure…). Cela m’a donné l’occasion de réfléchir à des thèmes profonds tels que « heavy metal et recyclage des déchets » ou « influence des rythmiques ternaire dans la mise en place d’un festival écologique »
  • Un diplôme attestant que j’ai sauté à l’élastique du haut du pont de Ponsonnas (103 m). Dans un monde ou règnent le faux-semblant et la langue de bois, cela me semble attester d’une certaine objectivité : tu sautes… ou tu ne sautes pas. Point.

                            Lequel est le plus difficile à obtenir ?

2- Ma sociabilité est limitée

Je vais être franc : certains traits de ma personnalité relèvent des troubles du spectre autistique. Je suis plutôt agoraphobe, et je souffre d’assez importantes incompétences sociales. 

Très concrètement, les mondanités m’indisposent et m’angoissent. C’est parfait pour la fonction ! Je pourrai ainsi pleinement me consacrer au travail de ministre, agir pour préserver notre environnement, plutôt que de perdre mon temps dans des pince-fesses inutiles et coûteux. 

Ma difficulté fondamentale à saisir les enjeux implicites des conversations me semble un atout de taille : tout ce qui n’est pas explicite m’est inaccessible. Je peux ainsi en toute bonne foi poser des questions telles que « mais… on n’avait pas dit qu’on parlerait de la taxe carbone ? » ou « mais pourquoi tous ces gens de chez Total se trouvent-ils au Ministère ? », ou encore « franchement Donald, vous pensez qu’il y a une seule personne dans cette salle qui vous croit ? ».

Cela me semble pouvoir contribuer utilement à la clarté des discussions.

3- Aucun conflit d’intérêt

Je ne connais personnellement aucune personne importante, aucun Président Directeur Général d’aucun groupe important.

J’admet avoir une participation importante (51 %) dans la plus grande entreprise de conseil française en design énergétique. Son chiffre d’affaires attendra bientôt six chiffres, et il est vrai qu’une délocalisation à Saint-Pierre-de-Fursac (Creuse) ferait poser un risque lourd sur les deux employés de la filière.

Mais à part ça, mes liaisons avec l’industrie ou avec les lobbies sont absolument nulles. Et comme je suis malade sur les bateaux, que je suis mauvais au tennis, que je n’aime pas le golf et que je suis allergique à l’avion, il est assez difficile de me corrompre. 

Reste la bouffe. 

J’avoue que devant un bol de houmous, j’ai parfois du mal à me contrôler.

Mais franchement, parmi tous les autres ministrables, en connaissez-vous un seul qui n’ait jamais serré la pince à aucun capitaine d’industrie ? Avouez que, puisque nous sommes tous d’accord que le modèle économique et industriel des 30 dernières années nous a amené au bord du gouffre écologique, il est vraiment idéal de n’avoir aucune collusion avec lui.

(Même notre Président l’a récemment dit). 

4- Je travaille vite et fort

S’il y a une qualité que les gens me reconnaissent, c’est bien celle-là : je peux travailler beaucoup, vite et efficacement. C’est très important, car cela me permet de préserver un temps important à faire autre chose. Il me semble raisonnable de considérer que je pourrais abattre le travail d’un ministre normal en une à deux heures par jour. Ça tombe bien, parce que le matin, j’ai Crossfit, et qu’en fin d’après-midi, j’ai les enfants.

La première chose que je ferai en m’installant au Ministère sera de transmettre mes méthodes de productivité à l’ensemble des équipes. Les jeunes et sympathiques chargés de mission qui passent habituellement des nuits entières à préparer notes et rapports seront déchargés de tout ce travail de bullshittisation, tout le monde sera plus heureux, et ça coûtera beaucoup moins cher.

La base de l’écologie, n’est-ce pas, c’est d’abord de réfléchir à ce qui nous est vraiment utile.

5- Du concret

J’ai moi-même personnellement testé environ 97 % de ce qu’on appelle « les alternatives » en matière d’écologie, que ce soit dans le domaine de l’habitat, de l’alimentation, de la santé, des organisations, de l’économie, ou tout autre sujet qui importe à nos concitoyens. 

J’avoue avoir une lacune en ce qui concerne le nettoyage des oreilles par les bougies ou l’utilisation quotidienne des lave-linge à pédales. Mais pour le reste, je suis relativement au point.

La bougie auriculaire – ultime limite des expériences écologiques ?

Cela m’a permis, par exemple d’élaborer le célèbre « plan national de déploiement du caleçon long », un grand programme d’économie d’énergie à l’échelle du pays, dont j’ai montré qu’il présentait une rentabilité entre 250 et 450 %.

De la même manière, j’ai montré que la réglementation thermique des bâtiments s’occupait résolument depuis plusieurs dizaines d’années de certifier des bâtiments dysfonctionnels dans le monde réel, avec toutefois les avantages, reconnaissons-le, de fournir des emplois peu qualifiés et peu excitants à des jeunes qui perdent en quelques mois la conviction qu’ils peuvent faire quelque chose pour sauver notre monde.

Vous voulez concrètement « accélérer » sur les sujets liés à l’écologie ? Je suis là.

6- Je ne mets pas de cravate

En réalité, si je ne mets pas de cravate, c’est que je ne sais pas les nouer. Cela me fait clairement un point commun avec Monsieur Nicolas Hulot, qui est, reconnaissons-le, le Ministre de l’écologie qui a le mieux réussi ces derniers temps. Comme lui, je suis beaucoup allé en montagne et j’ai beaucoup plongé. Et comme lui, je ne coûte pas très cher en pressing.

 

 

 

 

 

 

 

Franchement… il y a un air, non ?

7- Mon patrimoine est facile à évaluer

En réalité, il n’y a pas à « évaluer » mon patrimoine. On peut véritablement le compter. Parmi les pièces remarquables, on trouve :

  • un camion/maison/bureau âgé de 20 ans, sans vignette Crit’air
  • un accordéon de fabrication italienne, et quelques instruments de musique étranges
  • une garde-robe d’environ 35 pièces (en comptant les chaussettes)
  • deux comptes et deux livrets ouverts à la caisse d’épargne de Cognin (Savoie)

Moi devant 60% de mon patrimoine (je parle du camion, pas de l’enfant)

Pour le reste, cela revient un peu à compter les pièces jaunes… Là aussi, je considère que le travail des fonctionnaires chargés de surveiller mon patrimoine de ministre sera grandement facilité.

8- Ma vie privée est fort simple

Je sais bien qu’au niveau de la communication, cela peut être utile, pour attirer le regard, d’envisager des escapades en scooter avec des actrices ou de supposer quelques relations sulfureuses avec des professionnelles de la nuit.

De ce point de vue, encore une fois, je ne ferai que mon travail de Ministre. Je suis, en amitié comme en amour, d’une affolante fidélité. Il va donc falloir trouver autre chose à donner aux magazines people. Dans mon ministère de l’écologie, on ne s’occupera que d’écologie.

Quoi que si Natalie Portman s’intéresse à ces questions, je lui en parlerai avec grand plaisir…

9- Service compris

Vous le savez peut-être, une partie de mon activité se déroule sur Internet, ce drôle d’univers dans lequel les gens vous vendent non seulement des produits ou des services, mais vous offrent constamment des bonus, des cadeaux supplémentaires. 

Et bien je vous le dis, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, mes chers compatriotes, les enfants, en me choisissant comme Ministre de l’écologie, je vous offre deux bonus exceptionnels. 

Pour un Ministre recruté, vous obtenez en plus gratuitement :

1- un musicien professionnel (j’ai le diplôme, voir au 1)). Pensez-y : quoi de plus triste qu’un conseil des ministres sans animation ? Quoi de plus ennuyeux qu’une visite officielle de Donald Trump sans un air d’accordéon ? Eh bien moi, j’ai toujours un accordéon sous la main ! Encore une fois, pas besoin de recruter un groupe, de faire passer des auditions ou de prévoir un budget supplémentaire. Moi, ministre de l’écologie, l’animation musicale est comprise.

2- La parité. Et oui, parce qu’évidemment, si vous choisissez un homme, on vous reprochera de ne pas avoir choisi une femme. Et si vous choisissez une femme, d’aucuns penseront que vous l’avez choisie parce que c’est une femme, et non pour ses compétences. 

Mais je suis un cas à part. Non pas que je sois non-binaire ou transgenre. Les institutions ne me semblent pas encore prêtes à cela, même si on peut le regretter. 

Mais comme je dis souvent : j’ai une part féminine très développée. Cela fait rigoler Roger, mon coach de crossfit, mais je vous prie d’y penser, Monsieur le président, Monsieur le ministre, chers compatriotes, les enfants : on ne s’en sort pas de ce vieux modèle patriarcal éculé. Et on n’y gagne pas à forcer nos femmes les plus brillantes à se comporter aussi mal que les hommes pour arriver en haut de l’échelle.

Je représente l’alternative. Je serai un ministre homme qui tachera d’incarner les valeurs féminines 

Moi, et pas d’autres…

Voilà, Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, chers compatriotes, les enfants, ce que je voulais vous dire, afin qu’il vous devienne aussi évident qu’à moi-même que je suis véritablement la personne la plus indiquée pour occuper le poste de Ministre de l’écologie.

Je sais que d’autres noms prestigieux circulent. 

Par exemple celui de mon ami Jean-Marc Jancovici (je dis “mon ami”, parce que nous avons parlé une fois 5 minutes au téléphone en 2005).

Ou encore celui de mon ami Nicolas Meilhan (je dis “mon ami”, parce que nous sommes amis sur LinkedIn, j’ai même commenté l’un de ses posts !).

Ou encore Brune Poirson (je ne dis pas « mon amie » même si elle vient en Creuse, parce qu’elle n’a pas acceptée mon invitation sur LinkedIn).

Mais je vous prie d’examiner la valeur de toutes ces personnes à l’aune des éléments que je vous ai donnés. Vous noterez, par exemple que la plupart portent des cravates, a un jour serré la main d’un grand patron, et ne peuvent absolument pas faire la preuve qu’ils ont sauté à l’élastique du pont de Ponsonnas (103 m).

En me choisissant comme Ministre, vous faites le seul choix véritablement écologique. Vous faites le choix d’un inconnu, pourtant apte à communiquer avec l’ensemble des experts de la question, et incarner l’aspiration des citoyens à ce que l’écologie devienne enfin autre chose qu’un mot creux inlassablement répété par des fonctionnaires et politiques en costume dans des bureaux climatisés. 

J’attends votre coup de fil.

PS : J’avoue que cela m’arrangerait que vous me disiez rapidement que ma candidature est retenue. Cela me permettrait de rassurer l’agent immobilier qui refuse de me louer un appartement sous prétexte que je ne présente pas « assez de garantie ».

Coolroofing : est-ce que ça marche vraiment ?

Je n’ai pas vraiment l’habitude de m’intéresser beaucoup aux matériaux qui se proclament innovants. Quand on gratte la peinture verte et/ou technologique, il est bien rare qu’on tombe sur quelque chose de vraiment nouveau et intéressant. De plus, c’est une chose d’avoir des informations sur un matériau. C’en est une autre de pouvoir en faire quelque chose, concrètement et efficacement, dans un bâtiment ou un vêtement.

Aussi, quand j’ai vu une petite entreprise française parler du « bouclier thermique venant de l’espace », j’ai à peine levé le sourcil. Puis je me suis un peu interrogé sur leur histoire, les caractéristiques de produits et ce qu’on pouvait en faire. Quelque chose m’a intrigué : ils ne disaient jamais être une « solution miracle ». Juste une manière d’attaquer la question de la surchauffe. Et comme tout cela sentait bon la thermique « de bon sens », je me suis plongé dans le sujet.

Et voici donc ce que j’en pense. Je me permets d’ajouter, comme on dit, que “les opinions exprimées n’engagent que l’auteur”. 

(Merci à la société CoolRoof France – dans laquelle je n’ai aucune prise d’intérêt – pour les abondantes informations fournies – vous trouverez sur leur site des exemples de réalisation).

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L’énergie personnelle

Dans mon quotidien d’entrepreneur, et en particulier dans mon secteur (l’énergie et le bâtiment), je  croise quantité de personnes confrontées à un problème énergétique bien particulier. Moi-même, ce sujet m’a longtemps causé de grandes difficultés.

Je veux parler de l’énergie personnelle. Peut-être penserez-vous que le sujet est éloigné du design énergétique ? Je ne le pense pas. Je pense même, comme je l’ai évoqué dans cet article, que notre consommation énergétique est très profondément liée à notre vécu intérieur. 

Mais ce dont je veux parler ici, c’est plutôt des aspects très concrets de ce thème. Je m’adresse ici plutôt aux indépendants, mais j’invite tout salarié à se pencher sur le sujet.

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La fin ou les moyens ?

On trouve page 47 du remarquable livre Bureaucratie de David Graeber cette phrase : 

“La question ultime est celle des valeurs”. 

Et un peu plus loin ce complément :

“Quiconque déclare fonder sa politique sur la rationalité affirme que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui pourraient être fous. C’est peut-être la position la plus arrogante qu’on puisse adopter. Ou alors il entend “rationalité” comme synonyme d’ “efficacité technique”. Dans ce cas, il se concentre sur sa façon de faire parce qu’il ne veut pas parler de ce qu’il veut faire à la fin. L’économie néoclassique est tristement célèbre pour ce genre de manoeuvre”. 

Je trouve là un troublant parallèle avec ce que j’évoque souvent dans les secteurs de l’énergie et du bâtiment : la confusion et la dissociation entre les moyens (outils de calculs, dossiers, labels, etc.) et les résultats souhaités (en temps normal… des services dans le monde réel). 

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Séchage du linge et performance énergétique

Lorsque je demande autour de moi des exemples de “services énergétiques”, certaines réponses sont des grands classiques. Ce sont en général, les services qui sont pris en compte dans les calculs ou qui sont très visibles dans la vie quotidienne. Le chauffage, bien sûr, mais aussi l’eau chaude sanitaire ou l’informatique en font partie. Et puis, il y a les grands oubliés. J’appelle ainsi ces services énergétiques omniprésents, mais presque invisibles. Au premier rang de ces services oubliés, je classe le séchage du linge.

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Saute, ça craint rien !

Je vous ai déjà parlé dans un autre article de cette pratique que j’utilise et recommande. Elle consiste, à chaque début d’année, à écrire les choses que j’aimerais réaliser dans l’année. Puis, à la fin de l’année, je repasse ces rêves d’un an. C’est toujours un moment émouvant. Cela me rassure aussi, dans les moments plus difficile. Je peux me souvenir : « ah oui, j’ai quand même fait tout ça ! ».

saut à l'élastique - dessinCette année, dans le carnet, j’avais noté que je voulais faire un saut à l’élastique. Cela fait partie des vieilles idées que je traîne, cette sorte de rêves que je n’ai jamais vraiment osé réaliser. « Trop futile », « trop cher », « trop égoïste », etc. Mais cette année, j’ai décidé d’oublié les fausses bonnes raisons.

Et il y a quelques jours, quelques part entre Le Vigan et Millau, un petit panneau au bord de la route. « Ici, Saut à l’Élastique ». Ça tombe bien, nous avons besoin d’une pause. Je peux au moins voir le site. Il y a écrit « tous les dimanches de Juillet ». Tiens, nous sommes dimanche. Amélie me pousse : « Appelle donc, on n’a aucune contrainte d’emploi du temps ». J’appelle. On me répond « OK, RDV à 15h alors ».

Et à 15h, donc, j’ai sauté.

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Quelques vêtements pour un an autour du monde… lesquels ?

Estelle, une lectrice assidue du blog, m’a récemment écrit un long message dont voici un résumé :

« Cher Pascal, j’ai lu attentivement ce que tu racontes sur l’habillement, et j’ai eu l’impression que cela m’avait beaucoup éclairée. Je pars bientôt pour un long voyage dans différents pays exotiques et je prépare mon sac à dos. Voici mon problème : une fois dans les magasins, les grands principes expliqués dans tes articles ne me servent plus à rien ! Je suis en effet assaillie de vendeurs me vantant les mérites de tel ou tel produit : la remarquable étanchéité mesurée en je ne sais quelle unité, ou l’incroyable respirabilité en telle autre… Bref, je ne m’en sors pas ! Je te serais donc très reconnaissante de me décrire un kit minimum que je dois prévoir pour parer à toutes les situations. Merci beaucoup de ton aide et à bientôt.

PS : Je suis un peu fauchée. Cela m’arrangerait que tes idées soient bon marché. »

Sans faire trop de pub, j’adresse un message à vous toutes et tous qui m’écrivez pour me soumettre un problème. Oui, vous êtes nombreux ! Et je vous fais presque toujours la même réponse :

  • soit c’est une urgence, et ma foi, il faut bien que je vive… vous pouvez réserver un temps de conseil dédié.
  • soit vous n’êtes pas pressés… et vous pouvez attendre que votre passionnant sujet devienne le sujet d’un article, dont tout le monde pourra bénéficier.

Estelle, donc, a patienté. Et comme sa question me semble pouvoir concerner nombre d’entre nous, voici quelques éléments de réflexion.

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1 mai 2017

Le design énergétique de vie quotidienne

Bien souvent, les exemples de Design Énergétique portent sur des objets. Qu’il s’agisse de bâtiments ou de produits manufacturés, on comprend en général assez rapidement de quoi il s’agit. Concernant les services, le lien est parfois moins évident.
Mais si je vous disais que l’on pouvait faire le design énergétique de sa vie quotidienne, me croiriez-vous ? C’est pourtant ce que je vais vous montrer dans cet exemple réel d’un groupe de familles, quelque part en Savoie.
Ce n’est qu’un exemple… Certains de leurs choix pourront vous sembler extrêmes, d’autres trop modestes. Finalement, ce qui est intéressant dans l’histoire, c’est l’endroit où chacun peut trouver des marges de manoeuvre. Le reste ne dépend que des contextes particuliers…

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